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Histoires de café

Un café avec les Singapouriens

Saviez-vous que les Singapouriens sont des grands amateurs de café qu’ils boivent à toute heure de la journée ? Entre la tradition populaire du kopi – café en malais – et la vague contemporaine des baristas branchés, la cité-état offre un éventail d’expériences caféinées, hautes en saveurs !

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La tradition du kopitiam

Malgré l’héritage colonial britannique, le café est resté la boisson nationale de Singapour. On y sert un bon robusta et aller au kopitiam – de kopi  signifiant « café » et tiam : « boutique » – fait partie des habitudes locales depuis plus d’un siècle. Les premiers kopitiams étaient à l’origine de petits stands itinérants dans les villages et les plantations qui servaient des boissons, des encas, parfois des repas chauds. Sédentarisés aujourd’hui, on s’y rend à toute heure de la journée pour y déguster sur le pouce une spécialité malaise, savourer un kopi et surtout s’y rencontrer, toutes classes sociales confondues. Les Singapouriens adorent les « coffee shop talks », l’équivalent de nos discussions de comptoir !

Kopi-o ou kopi peng ?

Torréfié traditionnellement avec de la margarine et du sucre brut, le kopi singapourien a un arôme légèrement caramélisé et se boit plus allongé que nos expressos. Au petit déjeuner ou au goûter, on le sert avec des kaya toasts : des tranches de pain grillé recouvertes d’une confiture à base de pandan – un fruit malais – de lait de coco et d’œufs. Mais attention avant de commander un café à Singapour, mieux vaut réviser son lexique ! Si vous dites juste « kopi », on vous le servira avec du lait concentré ; précisez « kopi-o », pour un café noir et sucré ; « kopi-gau », pour un robusta fort avec du lait concentré ; « kopi-peng » et vous l’aurez glacé ! Autres spécialités locales : le kopi-cham, surprenant mélange de thé et de café. Les plus aventureux pourront également tester le kopi-gu you, une recette typique consistant à verser du beurre dans le café très chaud pour obtenir un breuvage onctueux – et calorique ! On peut enfin le commander à emporter, servi parfois dans un sachet en plastique ou une cannette percée d’un trou.

L’art du filtre chaussette

Les Singapouriens se distinguent également par leur façon d’extraire le kopi. Ici, on mélange directement le café moulu avec l’eau chaude dans une cafetière en métal avant de le filtrer à travers une sorte de filtre-chaussette en coton. L’opération peut être répétée plusieurs fois, faisant passer le liquide d’un récipient à l’autre, en y ajoutant à chaque fois un peu d’eau pour obtenir le bon dosage. Une vraie cérémonie du café version malaise !

La nouvelle vague... version coffee shops !

Importée par de jeunes Singapouriens ayant souvent vécu en Australie, une nouvelle tendance a émergé depuis une dizaine d’années. Dans la mouvance de Sydney ou de Melbourne, des coffee shops, servant expressos et cafés de spécialités, fleurissent dans la cité-Etat. Torréfacteurs et baristas ont fait leur apparition, remplaçant le lait concentré ultra sucré par des latte healthy au lait d’avoine. Kopitiam populaire ou coffee shop branché, à vous de choisir votre camp !